Il faut bien le dire, cette année nous n'avons pas vraiment eu droit à un hiver digne de ce nom. Ensuite, le printemps arrivé, nous avons été contraints à une heure de jogging à une distance de un kilomètre maximum. Les gambettes (ou ce qu'il en reste) commençaient donc sacrément à nous démanger.
Heureusement, la semaine dernière on nous a annoncé qu'on pourrait enfin sortir de chez nous. Enfin, plus ou moins, car il reste toujours la limite de distance de cent kilomètres de son domicile à ne pas franchir. Mais au moins à Grenoble, nous avons la chance d'être encerclés de nature. C'est ainsi que Chub' et Guillaume m'ont proposé de ressortir les skis, avant qu'il ne soit trop tard, pour aller se faire une petite balade dans les Écrins: "Certifié à cent kilomètres maximum !"
Ce fut bien marrant car, comme c'est quasiment l'été, ça a donné des visions quelque peu absurdes. Voyez par vous-mêmes.
Nous sommes partis de la Bérarde pour s'enfoncer dans le Vallon des Étançons. Et pour gagner un peu de temps pour notre course nous sommes partis la veille, avec un bivouac de prévu à la limite skiable. Bivouac plutôt sympa puisqu'avec La Meije en fond de toile.
L'objectif du jour est la Pointe Brevoort de La Grande Ruine en passant par le Col de la Casse Déserte et le Col des Neiges. Rien de compliqué somme toute mais, n'ayant pas bougé depuis deux mois et demi, la longueur de l'itinéraire pourrait se faire sentir.
Comme il fait très chaud, nous nous levons de bonne heure. Ci-dessous, Guillaume prépare le déjeuner aux premières lueurs.
Doucement, nous nous hissons en direction du Glacier de la Grande Ruine. Le soleil se lève.
La neige est un peu béton mais le glacier est encore bien bouché et il n'y a pas de traces de séracs pourris. Pas trop mal finalement les condis de ce côté (ouest). Nous prenons un peu de retard sur l'horaire donc il faudra voir comment ça se présente de l'autre côté du col (est). En face ça prend déjà bien le soleil.
Derrière le verrou nous découvrons un magnifique petit cirque qui n'a pas l'air d'avoir vu d'humains depuis un bon bout de temps. Nous le traversons sous les rayons du soleil qui font du bien.
Bon, il semblerait que ce soit finalement vraiment déjà l'été. La neige font à la vitesse de la lumière. Nous décidons que nous nous arrêterons au premier col de notre itinéraire pour éviter les pentes est qui doivent déjà être de la soupe. D'un autre côté, on aura pu skier la quasi-totalité de l'itinéraire malgré le peu de neige dans la dernière partie raide. Seulement une dizaine de mètres en glace et rocher est à désescalader.
Et puis au col, la vue est plutôt pas mal !
Le retour au sol sec ressemble à un véritable camp de romanichels. Un peu comme les sacs de mes camarades d'ailleurs... Enfin, la sortie de la vallée est tout aussi loufoque que l'approche de la veille. Avant de rejoindre la voiture, nous profitons encore d'un petit bain d'eau glacé. C'est toujours mieux d'arriver propre à la maison !
Plus d'infos sur https://capexpe.org/groups/deconfinement-dans-les-ecrins/
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