En revenant à la vie normale, ces moments prennent encore plus de valeurs. Au final, je trouve que cet extrait de l'éloge du beau risque résume bien ce qui m'attire sur les hauteurs :
"Et si nous commencions par parler de toutes ces existences sauvées par la montagne, du surcroît de vie que nous apporte la neige ? Est-il plus belle expression de liberté que celle de faire la trace - sa trace - dans une neige profonde, un froid mordant et la rougeur du soleil levant qui inonde la montagne tant convoitée ? Peut-on rêver meilleurs amis que ceux avec lesquels on a partager la galère, la fatigue et le bonheur ?
Dans un monde de plus en plus formaté, borné, sécurisé, les êtres humains n'ont jamais eu autant besoin de redevenir acteurs de leur propre destin. Lorsque la peur de l'autre, de l'inconnu, du lendemain, rabougrit les esprits; lorsque tant de consciences se réduisent à imaginer que la planète ressemble à cette violence que leur montre en boucle BFMTV et toutes les petites lucarnes possédées par les profiteurs d'un système profondément inégalitaire; arrive le temps de prendre l'air !
Arrive le temps de donner à chacun la possibilité d'aller chercher en lui-même le chemin pour appréhender l'altérité, la différence, l'incertitude, et de s'en nourrir."
(extrait de l'avant-propos du livre Avalanches, comment réduire le risque; légère modification en italique)