Avril 2019, nous réglons les derniers détails à Kathmandu avant d'entamer un trek de 15 jours dans l'Himalaya. Les dégats des tremblements de terre de 2015 sont encore bien visibles. Nous logeons dans un monastère, au coeur du quartier Tibétain.
Le choc culturel est impressionnant, la spiritualité des népalais l'est tout autant.
Le bus local est une expérience en lui-même. Musique indienne à fond la caisse, la grand-mère sur les genoux de Victoria, le bébé sur ceux de Raphaël, les hommes sur le toit, ... Nous arrivons après une journée de transport au départ de notre randonnée, dans le hameau de Soti Kola (+700m). Nous nous attendions à des montagnes, nous voilà dans la jungle.
Tout au long de notre expédition, des mules montaient chargées de nourritures et de gaz et descendaient légères sur les sentiers de randonnées. Chaque jour qui passe nous éloignait de plus en plus du confort et de la modernité. Les villages les plus éloignés que nous avons traversés étaient accessibles à pied, en minimum une semaine. Nous croisions des familles faisant le même trek que nous pour se rendre chez eux et voir leurs proches.
Les cuisines de nos maisons d'hôtes étaient simples et belles. Toutes cuisinent au feu de bois, source de déforestation dans les vallées montagneuses. Midi et soir, le plat du jour est le Dhal Bat. Il s'agit d'un plat végétarien composé d'une portion de riz, d'un dhal (soupe de lentille), un curry, et une sauce pimentée.
Les habitants de la vallée du Manaslu vivent du tourisme depuis 20 ans et de l'agriculture depuis toujours. Au printemps, l'activité rurale est à son paroxysme. Ce sont les femmes qui sont à la tâche dans les champs pour labourer, récolter et semer.
Dans le respect de l'autre, nous demandions de temps en temps si nous pouvions tirer un portrait pour immortaliser un moment, un coup de coeur...
Dans les montagnes aussi, la spiritualité est très présente. Nous sommes dans une vallée bouddhiste, aux influences tibétaines.
Chaque jour qui passe, nous gagnons en altitude. Après 10 jours à remonter les rivières, des hauts plateaux et quelques cols, le paysage se transforme en atmosphère de haute montagne. Avec les fortes chaleurs du printemps, d'énormes avalanches se déclenchaient régulièrement. Le grondement dans la vallée donnait des frissons. Dans l'Himalaya, toute est amplifié; nos sens, les paysages montagneux, les phénomènes naturels...
Des chutes de neiges importantes ont mis en péril le passage du col final à 5106m. Jusqu'au matin même de l'ascension, nous ne savions pas si il faudra rebrousser chemin, ou si nous pourrions tout de même tenter l'ascension. C'était le risque en s'engageant dans cette randonnée au printemps.
Finalement, durant la nuit au camp de base, le ciel s'est dégagé et le vent est tombé.
Plus d'infos sur https://capexpe.org/expes/tour-du-manaslu-nepal/
© 2026 Récits Cap Expé