Vient le moment où apercevant une cabane en bois bien sympatique, Cyril et Robin s’y arrêtent. Nous les rejoignons et découvrons alors ce petit coin de paradis... Nous tombons sous le charme de cet endroit, aménagé d’une terrasse, feu ouvert, table, lit, journal vieux de 40 ans. Même la porte, gravée des noms de ceux qui s’y sont arrêtés depuis plus de 100 ans (si si), nous invite à poser nos sacs ici. A l’extérieur, petite plage, toilettes made in Suède, feu, vue imprenable sur le lac, calme absolu, bref la totale... Seul bémol : il est tôt... 15h et nous ne sommes pas à l’avance... Que faire ? On hésite, des avis s’opposent, tout le monde a envie de rester (presque) mais le temps nous presse. Finalement nous décidons de partir, un peu à contrecœur, mais de décision commune.
Après un adieu déchirant à notre douce villa, nous repartons de plus belle pour atteindre la mégalopole de Rulbo (ah oui ?). Nous approchons, plus que quelques kilomètres sous la pluie et la journée sera finie. Les premières rapides se profilent devant nous, quelques cailloux et 2 ou 3 vaguelettes à vrai dire (roulement de tambours). Tout le monde passe sans soucis, habitués à certains chocs entre nos fesses et des cailloux dû au manque d’eau. Cyril et Antoine tapent un gros rocher, pas plus vicieux que les autres mais ils le sentent bien, ce coquinou.
Nous avançons et là, une salve d’inquiétudes by Antoine :
- « Les gars vous avez beaucoup d’eau dans votre packraft ? », « Non, ça va », répondent-ils
- « Les gars franchement vous n’avez pas le cul trempé quand même ? », « Bah, un peu, mais sans plus quoi », disent-ils.
- « Wow les gars, vous ne trouvez pas que mon bateau est plus bas que d’habitude, c’est bizarre... », « Ça va encore », répondent-ils... Yannick nuance : « euhhh j’avoue qu’il est quand même plus bas j’ai l’impression ». Tout ça sur fond de rire connard alors que son pote coule.
- « Bordel les gars faut que je m’arrête j’ai une piscine olympique avec jets massant dans mon packraft, je pique du nez, dans 20 secondes je fais de la plongée ! »
C’est le STOP général pour inspecter le bateau de Antoine. Voyant la baignoire au fond de packraft, le problème est flagrant. Et là, le rebondissement tant attendu : un énorme trou de 15 cm en croix sous son siège nous fait tous lâcher un rire-étonnement-joie-juron (biffer la mention inutile selon votre caractère). Quenelle... On improvise, on n’est pas loin de Rulbo donc Yannick décide d’accompagner Antoine à travers la forêt pour rejoindre une route pas trop loin afin d’atteindre Rulbo. Les autres continuent en packraft, Martin remorquant le boat de Yannick rempli de sacs tandis Cyril porte le Titanic dégonflé de Antoine. Après un joli azimut à travers les marécages, les deux comparses randonneurs rejoignent la route, trempés et filent vers Rulbo, espérant ne pas croiser de Bjorn mais se marrant du comble de la situation alors que la villa de tantôt était prête à les accueillir à bras ouverts.
Arrivés à Rulbo, nous trouvons une cabane le long de la route, qui nous permettra d’avoir un abri, se chauffer correctement et effectuer les réparations du Titanic, ce que firent Martin et Antoine, comme des big boss. Nous finissons la journée avec un feu du tonnerre, une bonne soupe et du riz, dans la joie et la bonne humeur. Une bonne petite soirée dans la cabane, entre quelques shots, anecdotes et bonnes vannes. Le trip continue, à tout problème sa solution !
A demain les copaings !