Tout cela, c'est la faute au Sri Lanka !
Oui, c'est précisément au Sri Lanka, l'été dernier, que m'est apparue l'idée, comme une évidence salvatrice, d'aller me mettre au frais dans les Highlands. Faut dire que le Sri Lanka, c'est plutôt joli, les gens y sont divers, même l'été.., en tout cas extrêmement souriants, la nature est sympa, le thé au lait lorsque c'est l'heure, les ruines totalement ruinées, les plats exotiques, les tuk-tuks klaxonnant et les éléphants d'Asie, comme ils se doivent les uns et les autres.
Mais, 35+ degrés avec 90 % d'humidité, c'est très largement en dehors de ma zone de confort, sans que cette aventure-là puisse compenser pleinement. Du coup, la perspective de me ballader par 0- degrés, sous des cieux ayant du caractère et parmi quelques vieilles rocailles dans des vallons ouverts et (un peu) perdus, me semble un doux rêve.
Six mois plus tard, coup de fil à Dom, du genre impromptu, juste pendant ce break de fin d'année, période traditionnelle de repos et de retrouvailles, mais qui, au fond, me parle de moins en moins. Besoin de solitudes avec un "s", comme un paradoxe, sans doute.
Et Dom, qui a rarement besoin d'écouter longuement pour sentir juste, de me demander illico : "tu veux partir seul ?". Dans toute l'incertitude qui m'étreint au moment précis de cette question, je réponds : "non, sinon je t'aurais pas appelé, mais cela reste une option". Pas trouvé mieux, en guise de réponse ouverte... Quelques heures plus tard, je reçois la confirmation que Dom sera de la partie, ce qui, immédiatement, me réjouit pleinement.
La préparation logistique de l'expé est rapide, de facto, mais facile. On (se) connaît bien. Et puis cette "expé" n'est pas du tout engagée, pour le coup. Tu prends le réchaud, moi la tente, trouve nous un point de chute le premier soir, je réserve les billets de train. On verra à la dernière minute si on prend des bâtons.