Le retour à la seconde sess après un dernier grand-camp à la Khanhi étant un peu trop rude, j'ai donc décidé de prolonger les joyeusetés durant les 10 premiers jours d'Août. Et puis, on sait tous que c'est bien plus efficace de s'y mettre sous la pression au dernier moment que de passer 20 jours à vaguement étudier en s'ennuyant. C'est comme ça qu'on s'est retrouvé sur la route vers Motivon, après avoir proposé à Hadri (Rama en son temps) de nous rejoindre pour une ou plusieurs courses dans le coin. Après avoir rodé notre cordée sur les voie de Freyr, Mozet ou Dave, Ben et moi voulions nous essayer un peu en haute montagne.
Hadri nous a donc rejoint au chalet après une nuit de travail, pour se pencher sur les différentes possibilités. Après une analyse approfondie des conditions (et de notre condition), nous opté pour l'aiguille du moine, qui offrait une voie normale pas trop compliquée et de chouettes panoramas sur le massif du Mont-Blanc.
Le lendemain, direction Cham' où une file de touristes nous attendait pour le train du Montenvers. On arrive donc sur la Mer de Glace (de pierre) et on s'éloigne au plus vite de la marée de selfie-sticks qui nous entoure. Après cette sympathique journée sur les restes du glacier et les échelles, nous arrivons au refuge du couvercle. Une petite bière bien mérité en contemplant le coucher de soleil sur les Grandes Jorasses accompagné de délicieuses pâtes-sauce chasseur, que rêver de mieux...
Une fois l'acidité du réveil encaissée, un se retrouve autour d'un bon porridge pour faire le point. Les conditions ont l'air idéal et en face on aperçoit même 2-3 frontales déambuler sur les Jorasses. On se met donc en route vers notre voie normale. On arrive rapidement au glacier (névé) du moine, que l'on traverse jusqu'à la rimaye que nous traversons pour atteindre le premier relai. Hadri part donc en tête, et nous guide tranquillement à travers les différentes longueurs. Malgré quelques fausses pistes, nous parvenons tant bien que mal au sommet où un incroyable panorama s'offre à nous.
Quelques jours plus tard, après avoir expérimenté la grimpe sur les différents sites de la vallée quand la météo nous le permettait, nous songeons à repartir à l'assaut d'un autre sommet. Les orages de ce mois d'aout nous avaient en effet empêché de nous lancer depuis quelques jours. Ayant déjà été séduits par les alentours des lacs Jovets en hiver, nous recherchons dans une course abordable dans ce coin-là. Après avoir envisagé les Aiguilles de la Pennaz, nous optons finalement pour le Mont Tondu qu nous semble idéal. Nous partons donc en fin d'après-midi de Notre-Dame de la Gorge en montons jusqu'aux Lacs où nous avions prévu de camper. Pendant la montée, une chouette surprise s'offre à nous puisqu'un troupeau d'une quinzaine de bouquetins se dresse à quelques mètres de nous, en toute tranquillité.
Après une nuits dans ce cadre magnifique des Lacs Jovets, nous partons de bon matin pour affronter cette face nord. La progression est globalement facile alors que le soleil pointe le bout de son nez. L'arrête finale est plutôt escarpée mais la récompense sommitale en valait la chandelle. Entre Beaufortain et massif du Mont Blanc, les vue sont incroyables. C'est la tête remplie de souvenirs et d'idées que nous redescendons au Contamines et repartons vers notre plat pays.
Plus d'infos sur https://capexpe.org/groups/alpi-et-escalade-autour-de-motivon/
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