A Lund, en Suède, il y avait Pierre qui vivait l'#erasmuslife. Raphaël, lui, était en Erasmus à Milan et avait besoin de caleçons. Héloïse venait de terminer son stage de kiné à Bruxelles. Matthias suivait quant à lui une formation de pisteur-secouriste dans les Vosges. A Louvain-la-Neuve, Damien terminait son quadri.
On avait décidé de partir tous ensemble un week-end dans le Queyras pour skier, et boire du vin chaud.
Le matériel de ski, une tartiflette pas cuite et les caleçons de Raph chargés dans la camionnette et nous voilà partis pour les Alpes. En chemin, on récupère Raphaël qui nous attendait patiemment dans une petite ville près de Briançon.
On avait pas encore décidé de l'endroit exact où on allait, heureusement Pierre l'a fait pour nous en prenant la route d'un col fermé. On s'est arrêté là où la route était barrée, vers 3h du matin, pour y poser la tente et passer la nuit
Loin d'être mauvaise, l'idée de Pierre était finalement très inspirée puisque nous étions près du Col des Portes, un itinéraire idéal pour une première journée de rando. Après une nuit un peu froide pour certains (rpz le bord de la tente), nous chaussons donc gaiement nos bottines de ski.
Mais voici que pour Raphaël, qui venait à peine de retrouver ses caleçons, c'est à nouveau le drame : il a deux bottines pour le pied droit et aucune pour le pied gauche. Accompagné de Pierre, il repart donc pour Briançon louer une paire de bottines tandis que les autres entament la montée vers le col.
Malgré des chemins différents et quelques détours pour certains, nous nous retrouvons finalement au Col des Portes à 16h après une agréable montée à travers bois et vallons.
La descente dans la poudreuse est superbe, tant au niveau du ski que pour les gamelles de ceux qui n'avaient plus mis leurs pieds sur des skis depuis un bout de temps.
Le Clot Henry, c'est une cabane dont Matthias avait entendu parler et qui avait l'air sympa pour passer une nuit au chaud. Après avoir laissé la voiture au village le plus proche nous montons donc, frontale sur la tête, vers cette fameuse cabane dont nous ne savions pas vraiment si elle était ouverte et libre.
La montée s'avère plus longue que prévue mais la découverte de la cabane avec sa cuisine full équipée, son chauffage central, son eau courante et ses toilettes de luxe nous fait rapidement oublier l'effort que nous venons d'effectuer.
Un bon repas et quelques verres de vin chaud nous comblent définitivement.
Pour la nuit, même pas besoin de sac de couchage polaire, Matthias s'occupe de transformer la cabane en sauna.
Il faut avouer que les départs matinaux, c'est pas notre fort. Le temps de descendre du Clot Henry et de prendre la voiture, il est presque midi quand nous partons de Saint-Véran pour la tête du Longet.
Le début de l'itinéraire est assez plat pour ensuite monter dans de manière plus raide dans un vallon avalanché. Ensuite vient un petit replat avant la dernière montée jusqu'au sommet.
Au sommet, superbe panorama sur les Ecrins et le Queyras. Passé une première partie un peu raide pour les novices, la descente dans la peuf est tout aussi agréable avec une petit slalom entre les sapins fort sympa sur la fin.
Mais la journée n'est pas finie ! Nous succombons à la tentation de remonter vers notre cabane ***** malgré l'heure de marche pour y accéder. Heureusement, Pierre nous occupe dans la montée avec son éternel débat sur l'avortement.
Le jour suivant, nous nous apprêtions à aller chercher un petit sommet de fond de vallée quand nous avons rencontré des français qui prévoyaient de faire la traversée de Fontgillarde à Ristolas via le Grand Queyras et le Pic de Segure. Après quelques négociations pour assurer un lift de retour dans leur minibus, nous changeons nos plans et partons sur la même course qu'eux.
Faute de neige, nous entamons la montée skis sur le dos. Une fois les skis chaussés, la première partie de la montée est assez douce avant un long replat. Les derniers 500 m de dénivelé pour arriver au sommet sont eux plus raides.
L'arrivée au sommet est l'occasion d'une petite photo de groupe. Attention, il paraît que c'est dangereux d'être à côté d'Héloïse.
A nouveau, nous profitons d'une belle descente, quoi qu'avec une neige un peu plus dure. Selon l'état de fatigue, certains remontent vers le Pic de Ségure tandis que d'autres redescendent directement vers Ristolas.
Faute de temps, la montée vers le Pic de Ségure se fait au pas de course. Nous arrivons en haut alors que le soleil décline et profitons d'une superbe descente dans une poudreuse à certains endroits immaculée.
Après cette superbe journée, l'idée de cuire du couscous sur un réchaud nous fait froid dans le dos. Nous nous retrouvons donc chez Paul-Emile pour boire une bière et manger de la pizza. On retiendra que la pizza à la tartiflette ça existe et que c'est infinissable même après une journée de ski.
Le ventre prêt à exploser, nous posons notre tente au détour d'un lacet d'une route. Le lendemain matin, Pierre acquiert définitivement le titre de pilote en descendant la route de col en marche arrière et le moteur éteint jusqu'au village parce qu'on avait vidé la batterie.
Petit décrassage en ce dernier jour avec la montée tranquille au Col d'Izoard après un exercice Arva.
Vient ensuite le moment de rentrer avec quand même un petit détour aux vieux campeur de Grenoble pour acheter du matos et pour le plaisir de voir Matthias tel un enfant dans un Maxi Toys.
Ci-dessous, la vidéo sur l'expé réalisée par Raphaël et Pierre:
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